L’altitude représente un environnement extrême mettant en valeur les capacités et les limites d’adaptation de l’organisme humain. La diminution de la quantité d’oxygène disponible en altitude (l’hypoxie) fait de cet environnement un véritable laboratoire à ciel ouvert.

 

La moindre disponibilité en oxygène (ou hypoxie) en altitude représente un challenge majeur pour l’organisme, que ce soit pour les résidents de plaine y voyageant pour quelques jours ou semaines mais aussi pour les peuples habitant en permanence en haute altitude comme les sherpas ou les Andins.

 

Si l’organisme humain est capable de développer certaines adaptations efficaces pour contrer les effets de l’hypoxie, cette dernière peut induire de l’inconfort, des symptômes voire des pathologies pouvant être fatales.

Les peuples de haute altitude par les adaptations y compris génétiques qu’ils ont développées à leur environnement au fil des générations sont particulièrement remarquables et une source d’inspiration scientifique importante.

 

Cependant, un pourcentage non négligeable (10-20%) d’individus parmi ces peuples n’arrivent pas à parfaitement tolérer l’hypoxie d’altitude et développent des symptômes correspondant au mal chronique des montagnes, pouvant conduire à des complications et pathologies parfois mortelles.

La compréhension des mécanismes peuvent permettre à l’homme de vivre avec moins d’oxygène mais également l’identification des limites de ces mécanismes adaptatifs pouvant conduire au développement de pathologies spécifiques doit fournir un éclairage essentiel non seulement sur la santé des populations vivant en haute altitude mais également sur la santé des patients souffrant de pathologies les privant d’un taux d’oxygène normal en plaine (pathologies pulmonaires par exemple).

Si le développement de la connaissance scientifique relative aux adaptations et maladaptations de l’organisme humain à l’environnement extrêmes que représente l’hypoxie de haute altitude est un élément central du présent projet, le contexte dans lequel il se déroule et les questions médicales, sociétales et humaines qu’il pose lui donne une dimension plus large.

 

À La Rinconada vit une population reculée, ayant des conditions de vie difficiles du fait de l’environnement (isolement, manque d’oxygène, températures extrêmes, etc), de la pollution (du fait de la concentration de population, de l’industrie, du manque d’infrastructure moderne) et d’une relative pauvreté. Notre projet vise à mieux faire connaître cette ville auprès du grand public et des institutions, à initier des projets médicaux, sanitaires et éducatifs bénéficiant à la population locale.