Mardi 29 janvier 2019. Après 13h d’avion, beaucoup de stress concernant l’arrivée du matériel scientifique, toute l’équipe d’Expedition 5300 a posé ses bagages à Lima pour une première étape.

Dix mois de préparation, de réflexion et de collaborations qui se concrétisent pour réaliser cette première mondiale. Concentration maximale !

©Expédition 5300

Première mondiale car aucune équipe scientifique et médicale n’a pu réaliser de mesures et tests à une telle altitude sur une population qui vit, grandit et travaille aux limites de ce qu’est capable de supporter le corps humain.

À 5300m d’altitude, les habitants souffrent régulièrement du mal chronique des montagnes, symptôme qui découle de l’hypoxie, autrement dit du manque d’oxygène . Plus on s’élève en altitude, plus l’oxygène se raréfie, plus il est difficile de respirer. 

Mais alors, si nous étudions le manque d’oxygène, pourquoi réaliser une première étape à Lima alors que la capitale péruvienne se situe au niveau de la mer ?

L’objectif est d’étudier des populations cibles aux caractéristiques ethniques similaires afin de pouvoir les comparer. Expedition 5300 se découpe donc en 3 grandes étapes : Lima, altitude 0 ; Puno, altitude 3800 et enfin, la ville la plus haute du monde, la Rinconada, altitude 5300.

Quel est l’intérêt de cette première étape ? 

Lima et ses douze millions d’habitants. La chaleur et l’humidité du moment, le bruit permanent laisseront vite place dans quelques semaines au froid et à l’austérité d’une vie à 5300m d’altitude.

À une telle altitude, la vie permanente est normalement considérée comme impossible défiant les lois du corps humain. Pour comprendre cette adaptation unique, notre équipe de chercheurs  s’apprête à caractériser cette population qui évolue dans des conditions aux limites de la tolérance humaine.

Et c’est là qu’étudier la population de Lima prend tout son sens. 

Afin de mieux en cerner les spécificités, il est impératif de pouvoir comparer des populations ethniques similaires mais vivant à des niveaux d’altitudes différents.

Autrement dit, notre équipe dirigée par Samuel VERGÈS va recréer les conditions d’un laboratoire qui permettra d’évaluer les adaptations génétiques, hématologiques – ie du sang –  et cardiovascualaires de ces populations.

  • Axel PITTET, Responsable Communication avec Julien BRUGNIAUX, expert en physiologie de l'altitude.

©Tom Bouyer – Expédition 5300

Comment ces êtres humains se sont-ils adaptés ? Quelles maladies spécifiques développent-ils, et pourquoi ? 

Les recherches menées à La Rinconada pourront déboucher, à terme, sur des avancées considérables pour la population locale. L’hypoxie, par ailleurs, bien maîtrisée, peut aider à soigner, y compris les habitants des plaines. 

À très vite pour la suite des aventures 🙂

Axel PITTET pour Expédition 5300

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