EXPEDITION 5300 EST DE RETOUR EN FRANCE !

Après trois semaines au Pérou et un voyage délicat du fait de la pandémie actuelle, l’équipe d’Expédition 5300 rentre en France. Les journées passées en très haute altitude avec deux fois moins d’oxygène auront usé les organismes. Pour autant, l’objectif est rempli : revoir et aider un maximum de participants ;  avancer sur les différents projets à La Rinconada et rentrer avec une importante base de données scientifiques à explorer afin d’évaluer si les médicaments proposés permettent d’atténuer le mal chronique des montagnes.
Retour en images et explications.

Un laboratoire grandeur nature a été reconstitué à plus de 5000m d'altitude.
BILAN ET PERSPECTIVES
Entretien avec Samuel Vergès, physiologiste et responsable de l’Expédition.
Benoit Champigneulle, en plein prélèvement ©Axel PITTET - Expedition 5300
Stéphane Doutreleau réalise une échographie cardiaque ©Axel PITTET - Expedition 5300

Cette année 2020 a été pour tous particulièrement difficile du fait de la crise sanitaire. Il y a avait une forte probabilité que nous ayons à abandonner nos recherches initiées en début d’année à La Rinconada. Nous sommes restés en permanence en contact à la fois avec les habitants de La Rinconada et avec les autorités péruviennes et françaises. Nous avons finalement pu organiser in extremis cette dernière mission permettant de conclure l’essai thérapeutique exigeant initié cette année. Même si les conditions ont été difficiles, nous sommes très satisfaits d’avoir pu mener à bien ce projet.

Quels premiers enseignements et résultats ont été observés ? 
 
Avec cette population la plus haute du monde, nous avons affaire à des organismes humains qui sortent complètement des standards de la physiologie et de tout ce que l’on peut décrire dans les livres. Nous avons mis en évidence des caractéristiques sanguines (quantité de globules rouges, viscosité sanguine) jamais observées chez l’homme jusqu’à présent. De telles caractéristiques ont des conséquences majeures au niveau cardiovasculaire en particulier, l’anatomie cardiaque et le fonctionnement des vaisseaux en étant totalement chamboulés. Une des interrogations est  : pourquoi certains de ces habitants semblent capables de tolérer de tels phénomènes alors que d’autres en tombent malades et développent un mal chronique des montagnes aux conséquences parfois fatales. Nos résultats permettent d’avancer des pistes biologiques en cours de confirmation…
 
Quelle est la suite du programme ?
 
Nous allons maintenant établir sur la base des résultats recueillis ces derniers jours la capacité de certains traitements à corriger les anomalies de santé que développent une partie des habitants de La Rinconada (environ 25% de la population) en réponse à l’exposition permanente au manque d’oxygène. Selon les résultats obtenus, nous pourrons ainsi disposer des éléments nécessaires permettant de proposer des soins adaptés à la population. Ces soins et la suite de nos recherches doivent constituer la base du projet de centre médical et de recherche sur l’altitude que nous portons à La Rinconada pour les années à venir.

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