Dernière ligne droite pour notre équipe de scientifiques !

Publié le 23 mars 2022

EXPERIMENTATIONS EN COURS À LA RINCONADA !

Perchée à 5300 mètres d’altitude, La Rinconada est la ville la plus haute du monde. Ses habitants, attirés par les mines d’or toutes proches, doivent composer en permanence avec un niveau d’oxygène 50 % moins élevé qu’en plaine. Un milieu de vie extrême, où notre équipe étudie depuis 2018 les effets du manque d’oxygène, qu’on appelle hypoxie, sur l’organisme.

Qu’est-ce qui se cache derrière le regard des habitants de la ville la plus haute du monde ?
A 5300m d’altitude, les conditions sont extrêmes. L’air est appauvri de moitié en oxygène. Le quotidien est âpre.Pourtant, jamais vous ne les verrez se plaindre.
 
Pour certains d’entre eux, c’est la première fois qu’ils ont accès à une consultation médicale. Avec nos moyens, nous faisons du mieux que nous pouvons. Avec détermination et bienveillance afin d’aider ces femmes, enfants et hommes qui façonnent la Rinconada.
 
La fatigue commence à se faire sentir pour notre équipe qui accumule les longues journées de 12h à 14h mais grâce à une organisation minutieuse, nous pouvons voir de nombreux péruviens et leur offrir, pour certains une consultation médicale. 

Découvrez notre épisode « Inspirations » où l’on vous fait découvrir le quotidien de ces habitants, uniques au monde ! ©Axel PITTET – Expedition 5300

Comment les habitants de La Rinconada vivent avec moitié moins d’oxygène qu’au niveau de la mer, à plus de 5000m alors que l’on considérait une telle altitude comme incompatible avec la vie humaine permanente, est la question principale qui anime les chercheurs d’Expedition 5300.

Il s’agit d’une question complexe qui fait appel à des mécanismes génétiques, biologiques et physiologiques, qui font l’objet de nos recherches. Les Quechuas de La Rinconada apparaissent présenter des adaptations en priorité hématologiques, avec une augmentation de leur capacité sanguine de transport de l’oxygène via une production trés importante de globules rouges.

Cette réponse reposant sur des facteurs génétiques spécifiques est à la fois celle qui leur permet de tolérer la vie avec moitié moins d’oxygène qu’au niveau de la mer, mais également celle qui lorsqu’elle est exagérée leur porte préjudice sur le plan cardiovasculaire en particulier.

L’attente de la population est grande.  ©Axel PITTET – Expedition 5300

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